Ce week-end, the place to be pour tout museo-geek qui se respecte, c’était le musée gallo-romain de Lyon pour la seconde édition de Muséomix. A cette l’occasion, j’ai fait des infidélités à « mon musée » pour participer, à distance, au remixage de celui de la colline de Fourvière.

Image Fanny Leammel

Muséomix c’est quoi ? C’est un événement où durant trois jours, visiteurs, codeurs, créateurs, muséographes, conservateurs, artistes, médiateurs, etc. travaillent ensemble pour réimaginer, réinventer, chambouler, bref remixer, les espaces d’un musée.

La première édition a eu lieu en novembre 2011 au musée des Arts décoratifs à Paris. Je venais d’arriver à La Réunion, je n’ai donc pas pu y prendre part. J’ai essayé de suivre l’événement à distance mais cela n’était pas évident. Pour l’édition 2012, la participation en ligne a été pensée en amont mais j’ai préféré me joindre à l’organisation au sein de l’équipe web.

Comment pouvais-je les aider alors que j’étais à 10 000 km ? J’ai pris en charge de relater ce qui se passait vendredi, samedi, dimanche en utilisant Storify. Pendant 3 jours, je suis restée dans mon canapé face à la mer, mon ordinateur sur les genoux. J’ai jonglé entre Twitter, Facebook (la page de l’événement et celle de l’équipe web), Insagram et Flick’r pour les photos, Dailymotion pour les vidéos, Soundcloud pour les émissions de Radio Quenelle (partenaire de l’événement) et Skype pour échanger avec mes acolytes.

Ce fut trois jours très denses et extrêmement enrichissants. J’ai retrouvé beaucoup de vieux complices : Samuel Bausson (Museum de Toulouse), Claire Seguret (musée de Cluny), Audrey Bardon (Sciences Animation), Camille Cocaud (La Casemate), Elifsu Sabuncu (Deuxième Labo) et tant d’autres. J’ai aussi rencontré de nouvelles personnes comme Mar Dixon qui assurait le community management en anglais ou Carl-Frédéric de Celles, venu du Québec pour l’occasion.

J’étais loin, très loin, mais j’avais l’impression d’y être. Les choses allaient très vite, il fallait parfois recoller les morceaux pour comprendre ce qui se passait, poser des questions aux personnes sur place pour avoir des précisions. Je n’étais pas la seule à participer à distance. Tout le week-end, des musoemixeurs ont épaulé les équipes sur place, l’un pour réaliser une affiche, un autre pour recherche des films. Une trentaine de personnes ont ainsi donné un coup de main.

Globalement, J’ai retrouvé une frénésie d’idées et de créativité que je n’avais pas connue depuis longtemps mais que j’espère revivre le week-end prochain au start-up week-end de La Réunion.

Pour Museomix 2013, l’appel à candidature pour les musées est déjà lancé. Musée de la civilisation à Quebec ? Musée d’histoire de Nantes ? Certains se sont déjà positionnés. Quant à moi, je rêve que Museomix s’attaque à la galerie de Paléontologie du Muséum National d’Histoire Naturelle et j’espère bien y être, in real life, cette fois-ci : après les amphores, les dinosaures !