Mar(t)ine fait un PSC #1 : le principe

Comme je vous l’annonçais dans le précédent billet, Terrdo c’est fini. Histoire que vous ne soyez pas tentez de faire le jeu de mot, disons que Terrdo est tombé à l’eau. J’espère que le projet redémarrera un jour et en attendant, vous voudrais vous exposer  ce qu’aurait pu être cet établissement, à travers plusieurs billets sur le Projet Scientifique et Culturel (PSC). Je voudrais aussi discuter avec vous de plusieurs points techniques qui se sont posés au cours de ce travail. Voici le premier de la série sur le principe du PSC.

Quand j’ai commencé à travailler comme chef de projet pour Terrdo en octobre 2011, il n’y avait pas de document qui précisait les missions du futur établissement et son positionnement. Il était indispensable de remettre au plus vite à plat ce qu’allait être cet établissement : qui, quoi, pour qui, comment ? Bien que nous n’envisageions pas de créer un musée à proprement parlé, encore moins un musée de France, nous avons choisi de suivre peu ou prou l’approche du Ministère de la Culture et d’écrire un Projet Scientifique et Culturel ou PSC. Cette démarche  est apparue comme pertinence. Le PSC a été validé par le Comité de Pilotage du projet en ami 2012 puis largement partagé avec les acteurs du territoires mobilisés sur les questions liées à l’eau, l’environnement, la culturel et l’éducation.

Un PSC, qu’est ce que c’est ?

La démarche par PSC a été initiée par la Direction des Musées de France à destination des musées au sens d’établissement gérant des collections mais c’est avant tout une méthodologie pour penser, orienter et conduire l’action. Un PSC expose une vision globale de l’établissement. Il en définit la vocation, les missions et les axes de développement. C’est une réflexion qui prend en compte et met en cohérence les multiples dimensions d’un établissement. Il s’appuie sur une analyse du contexte, dégage une dynamique d’ensemble, établit des priorités et propose des axes d’actions. C’est un document d’orientation stratégique pour un développement cohérent et efficace. Il est dégagé de l’opérationnel et ne rentre pas dans les détails techniques.

Il a fallu adapter cette approche à notre contexte. Terrdo n’était pas un musée au alors un musée sans collection. Il était par ailleurs intégré à un centre de recherche préexistant, l’Arda. Nous n’avons pas suivi à la lettre la démarche du Ministère et de façon. D’ailleurs, je disais souvent document d’orientation stratégique au lieu de Projet Scientifique et Culturel. La formule était plus parlante pour les non initiés au jargon muséal, mais au final, l’idée restait la même.

Pour aller plus loin

Le Projet Scientifique et Culturel, Fiche méthodologie du Ministère de la CulturelDossier « Les projets de musée : méthodes et études de cas » La Lettre de l’OCIM n°124, juillet-aout 2009

La suite de la série

Mar(t)ine fait un PSC#2 : bilan de l’existant
Mar(t)ine fait un PSC#3 : les principes directeurs
Mar(t)ine fait un PSC #4 : les publics cibles

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